samedi 26 janvier 2013

Embolie amniotique, késako?



L'embolie amniotique est une complication rare mais grave de l'accouchement, causée par le passage du liquide amniotique dans la circulation maternelle suite à la déchirure du placenta et des veines utérines. Imprévisible, cette complication met en jeu le pronostic vital maternel et fœtal.  En France, elle représente environ 10 % des décès maternels.

Comment survient-elle ?
L’embolie amniotique est une complication qui se manifeste lorsque du liquide amniotique pénètre dans le réseau sanguin maternel. Selon les études, le taux d’incidence se situe entre 1/20000 et 2/100000  grossesses dans les pays industrialisés et constitue une des premières causes de décès maternel. Le taux de mortalité maternelle associé, qui dépend de la rapidité de diagnostic et de prise en charge, varie de 10% à plus de 40% . Le taux de mortalité périnatale varie de 10%  à plus de 30%.
En France, l’embolie amniotique est la deuxième cause de décès maternel après l’hémorragie du post-partum, 12% des décès lui sont imputés.
Les causes: 
  • âge maternel supérieur à 35 ans 
  • de placenta praevia
  • de césarienne 
  • de prééclampsie
  • d’utilisation de forceps ou de grossesses dites « à risques »
  •  une augmentation des risques liée au déclenchement de l’accouchement
  • la pratique de la césarienne
  • un déficit d’accès aux soins chez les minorités ethiques
L’incidence de l’embolie amniotique, estimée à 1/53 800 accouchements en Europe,  est très difficile à approcher du fait de la rareté de l’événement. 



Témoignages de pèressource)

► "Je m'appelle Igor, j'ai 30 ans et ma compagne est morte suite à une embolie amniotique le 21 mars 2008  . Ma petite fille Charline va très bien heureusement.

Ma compagne avait 25 ans, c'est notre premier enfant et elle avait une très bonne forme physique. J'ai du mal à comprendre. C'est très dur à accepter mais je me centre sur ma fille qui m'aide à aller de l'avant.
Toute la grossesse s'est très bien passée, pas de soucis particuliers à part des contractions au 8ème mois (d'où hospitalisation 2 jours et repos à la maison). Les véritables contractions ont eu lieu le jour prévu de l'accouchement vers minuit et demi. Le travail s'est passé correctement, elle a eu une péridurale qui a fonctionné directement. Le col s'est bien dilaté mais la position du bébé n'était pas correct. La gynéco est venue vers 10h pour l'examiner et a dit que dans 1h30 on pourrait commencer l'accouchement, que le bébé avec l'aide des contractions se remettrait correctement. Elle est revenue à 11h30 et là c'était pire, ma compagne a poussé 2-3 fois mais le bébé avançait puis reculait. elle a fait venir un autre gynéco qui l'a examinée. Vu la situation, ils ont décidé de faire une césarienne en urgence. Jusque-là on ne s'inquiétait pas trop même si l'idée d'une césarienne ne nous réjouissait pas.
Ma compagne recommençait à sentir les contractions et avait une douleur à droite en bas du ventre (elle avait une cicatrice de l'appendicite d'il y a un an), puis elle tremblait beaucoup mais les médecins m'ont dit que c'était normal chez certaines femmes à la fin du travail. Elle avait le bout des doigts bleu-violet (c'était normal aussi, à cause de la péridurale). D'ailleurs la péridurale n'avait plus fait effet une première fois vers 7h. Là, à 11h30, elle commençait à ne plus faire effet de nouveau.
Donc j'accompagne ma compagne au bloc, le temps de faire un dernier bisou, je la vois partir. J'attends une demie heure et hop ma fille sort (comme par magie!) d'une autre porte. On me dit que la maman va bien et qu'elle a perdu un peu de sang, qu'il va falloir attendre 2h. Jusque-là tout est normal, puis la gynéco vient me voir en me disant qu'elle a fait une atonie de l'utérus (l'utérus ne se contracte pas) suivie d'une forte hémorragie (2,5 l de sang !). elle me dit qu'il y a plusieurs solutions avant d'enlever totalement l'utérus. A ce moment-là, le pire pour moi est d'enlever l'utérus, pour une jeune femme de 25 ans! Les produits pour contracter l'utérus n'ont pas fonctionné, ils ont du réopérer et contracter l'utérus mécaniquement. Elle s'est stabilisée, au bout de 2-3h, on est venu me chercher pour que j'aille la voir.
On m'a dit qu'elle avait perdu beaucoup de sang et qu'il était préférable de la transférer sur Montpellier (car ils n'avaient plus de sang, Montpellier avait un meilleur plateau). Je suis resté 30mn voir plus avec ma compagne qui était endormie. Elle avait des tuyaux de partout, on lui injectait encore du sang et des plaquettes. Au moment de la transporter (en SAMU, car l'hélicoptère ne pouvait pas décoller à cause des intempéries), sa tension était à 7. Les médecins ne voulait pas la déplacer et ont essayé de monter sa tension en injectant des produits. Elle est remontée à 9 puis tout s'est emballé, les pulsations sont montées à 230, la tension à 19, la machine disait "vérifier le patient, vérifier la patient". Ils m'ont fait sortir, elle faisait un arrêt cardiaque avec une CIVD (définition). 
Elle a tenu 45 minutes et plus rien...  
C'est après que la gynéco (après étude du dossier et discussion avec toute l'équipe) m'a dit que c'était sûrement une embolie amniotique. Elle va présenter ce cas à une conférence au mois de juin pour conforter cette idée et (je l'espère) trouver des solutions pour que ça n'arrive plus !
Je pense que l'équipe médicale a fait tout son possible pour sauver ma compagne. Ma belle-famille et moi-même n'avons pas demandé d'autopsie. Mais je me demande encore pourquoi c'est arrivé à une jeune femme de 25 ans en pleine forme à son premier enfant... 
Y-a-t-il des témoignages d'autres hommes ou femmes qui ont été touchés par cette tragédie ?"

► "J 'ai éte moi-même touché par une tragédie similaire. Ma femme est décédée à l'accouchement de notre 3ième enfant des suites d'une embolie amniotique massive. L'enfant est né vivant, mais est décédé 10 jours plus tard. 
J'ai comme toi, voulu comprendre les causes de cet accident rare et surtout savoir s'il était évitable. J'ai demandé une autopsie. L'autopsie a révélé que ma femme était décédée d'une embolie amniotique massive (arrivée massive de liquide amniotique dans son sang, provoquant une saturation de son système de défense,  condisant à un arrêt cardiaque). Cet accident est-il évitable ? J'ai rencontré à Paris à ce sujet un professeur de médecine spécialisé en gynécologie (chargé de se prononcer sur mon cas !), il m'a confirmé le caractère souvent irréversible de cet type d'accident. Il m'a aussi confirmé que le corps médical n'avait fait aucune erreur ou faute et qu'il était toujours malheureusement trés difficile d'anticiper voire de déceler ce type d'accident. En d'autres termes : C'est la faute à pas de chance !!!
Je sais que c'est très difficile à admettre de nos jours (compte tenu des progrès constants de la médecine) de voir sa femme décédée lors d'un accouchement. Mais c'est ainsi, la vie nous réserve parfois de droles de surprises !"


Le liquide amniotique protège l’enfant contre les chocs extérieurs, et le maintient à une température stable. Il est composé d’eau et de cellules fœtales. ( source et vidéo)
Sans que l’on sache pourquoi,quand la poche des eux se rompt,  une partie de ce liquide amniotique peut alors pénétrer dans les veines de l’utérus et rejoindre la circulation sanguine.
Là, des cellules fœtales vont migrer vers les poumons, et plus précisément vers les alvéoles pulmonaires, des petits sacs où le sang se recharge en oxygène. Ces débris vont alors boucher les petites artères des poumons de la maman. Certaines zones du poumon ne sont plus irriguées et meurent. Et c’est une urgence vitale car à ce stade, la mère est en situation de détresse respiratoire.
Elle peut être victime de convulsions, d’hémorragie et d’une brutale chute de tension, pouvant aller jusqu’à l’arrêt cardiaque. En cas de décès, une autopsie permet de mettre en évidence les différentes substances provenant du liquide amniotique comme des cheveux du fœtus ou des cellules de peau à l’intérieur de la circulation pulmonaire.
Quant au bébé, s’il n’est pas encore venu au monde, il faut pratiquer une césarienne en urgence car il est privé d’oxygène et son cerveau peut subir des dommages irréversibles.

Vous l’avez compris, cette embolie est donc un accident très grave de la grossesse, et il n’y a malheureusement aucun test fiable pour prévenir cette complication.

Lauriane.



12 commentaires:

  1. Bonjour,
    J'ai eu une embolie amniotique pour la naissance de mon 3e enfant. Mes deux premières grossesses et accouchements s'étaient déroulés sans problème.
    J'ai eu les premiers symptomes lorsque j'étais en salle de travail, j'attendais avec une amie, qui a vu que je devenais bleue, les yeux révulsées, et des picotements dans tout le corps, ainsi qu'une envie de vomir.
    L'anesthésiste a immédiatement alerté ses collègues et je suis partie au bloc pour y subir une césarienne en urgence.
    Celle ci a duré 5 heures, et ensuite on m'a transféré par le samu en réanimation.
    J'ai eu énormément de chance, et je suis tombée sur une équipe exceptionnelle, professionnelle, et humaine.

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  2. wahaouuuuuuuu !!! merci pour ton témoignage poignant... du coup je ne sais pas qui tu es, car le profil est anonyme, mais c'est très dur de subir ce genre de complication.... je suis heureuse de savoir que tu as eté entourée d'une super équipe, c'est tres important. bisous ♥

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  3. Bonjour,
    Embolie amniotique le 01/04/09 à la naissance de mon fils. Une 1ere grossesse qui s'est bien passée, bien suivie. Perte des eaux 10 jours avant le terme, arrivée à l’hôpital et prise en charge immédiate. Pas de péridurale, mais c'était prévu. Au bout de 7h d'un travail très douloureux, j'ai convulsé. Et puis, plus rien, je ne me souviens plus de rien. Je me suis réveillée 4h après. Une énorme douleur au bas du ventre due à une césarienne pratiquée en urgence. Je ne comprends pas ce qu'il s'est passé. On m'explique. "Vous étiez dans le coma pendant 13 minutes madame. Nous avons réussi à vous réanimer. Puis vous n'étiez pas en mesure de pousser pour extraire votre bébé qui était en extrême souffrance respiratoire. Nous avons pratiqué une anesthésie générale puis une césarienne » Et ou est mon fils? " Il n'a pas été oxygéné pendant 13 minutes. Il est né en état de mort apparente. Transporté en service d'urgence néo-natale. Nous l'avons endormi puis nous le maintenons à froid pendant 5 jours, pour reposer ses organes vitaux. Nous allons vérifier s’ils n'ont pas été touchés... Pour le cerveau, il faudra pratiquer une IRM à son réveil"
    Le plus difficile a commencé à partir de ce moment. Entre le choc, l'assistance respiratoire indispensable, la césarienne, je n'ai pu voir mon qu’en photo. Il était dans un autre bâtiment, plein de fils, de câbles, de branchements. Endormi et serein. Il pleurait en silence dans son sommeil artificiel quand l’infirmière lui faisait ses soins. De mon coté, je passais des examens, radios, je me suis entretenue avec des médecins, pour qu'on m'explique, me rassure, apaise mes peurs sur la santé de mon fils.
    Je tirais mon lait, pour qu'on le nourrisse par sonde gastrique. J'ai eu le droit au bout de 3 jours de le toucher, lui parler, le sentir pendant son sommeil. Progressivement, on nous a rassurés sur le bon fonctionnement de ses poumons, ses reins, son système digestif. Restait le cerveau...
    Son réveil s'est bien passé. J'ai pu voir ses yeux, entendre sa voix, le prendre dans mes bras et le coller sur ma peau. Le lendemain, l'IRM a révélé que son système cérébral n'avait pas été touché. Il est sorti de l'unité d'urgence néo natale puis transféré dans une unité spéciale. Toujours pas dans ma chambre, mais enfin, j'ai pu profiter de lui toute la journée. Le doucher, l'allaiter, le caresser, l'endormir dans mes bras. Il a enfin pu rencontrer ses grands parents, neveux, nièces et cousins.
    Il a été suivi pendant 3 ans par la maternité.
    Et aujourd'hui, c'est un enfant en parfaite santé, très résistant aux maladies et virus de la crèche ou de l'école. Et ne se plaignant jamais lorsqu'il tombe ou se fait mal. Cette épreuve à fait de lui quelqu'un de très résistant et résilient.
    Il va avoir 4 ans. Je n'ai pas parlé de cela encore avec lui. C'est trop tôt et surtout encore très douloureux pour moi. J'ai survécu quand beaucoup de femmes meurent. Mais je vis difficilement avec. Impossible d'imaginer de retomber enceinte, par crainte de revivre "ça". Des angoisses terribles à l'approche de l'accouchement de mes amies. Une obsession des accouchements. Une cicatrice de césarienne qui me rappelle chaque jour que j'ai été absente à l'arrivée de mon fils. On n'oublie pas, on vit avec, mais vraiment on n'oublie pas.
    Je suis très reconnaissante à l'équipe de l’Hôpital St Vincent de Paul à Paris qui a su quoi faire, en comprenant très vite ce qui m'arrivait. Et la prise en charge les jours suivants a été formidable. Je pense très fort à ceux qui ont perdu une femme, une mère, une fille ou une sœur alors qu'elles se préparaient à vivre le plus beau jour de leur vie. Je déplore juste qu'on ne parle pas assez de l'embolie amniotique. Qu’on n’apprenne pas aux futures mères à détecter d'éventuels symptômes lors du travail.

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    1. merci pour ce temoignage touchant, poignant, plein d"émotion de tendresse et de vérité. Je suis touchée par ton partage, par tes mots, par ton vécu et je suis vraiment heureuse de voir que tout va bien aujourd'hui, et que ton fils se porte à merveille. Mille mercis ♥

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  4. La belle fille de mes meilleurs amis vient de mourir d'une embolie amniotique ce matin.
    Sa petite fille est dans le coma les médecins sont réservés.
    C'est affreux je pense fort à leur fils, à cette petite fille qui je l'espère survivra, à Céline morte en fondant sa famille, à ses parents est à mes amis de toujours en pleine détresse.
    c'est vraiment triste et injuste le bonheur s'est transformé en cauchemar.

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    1. Je vous envoie pleins de pensées, de force, de courage et de tendresse dans cette épreuve douloureuse... pensées particulières pour ce petit être qui se bat et qui mérite sa place sur cette Terre... Affectueusement... ♥

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  5. j'ai vécu une embolie amniotique le 1 er septembre 2014, je me suis retrouvé dans le coma, j'ai été tranféré dans un autre hôpital en réanimation intubée et ventilée, j'ai encore du mala a le vivre, je me suis vu mourir, apres j'ai des gros trou noir
    ce n'est pas evident, j'aimerais trouver quelqu'un qui aurai vécu une situation similaire
    merci

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    1. Bonjour,
      si vous souhaitez en discuter, n'hésitez pas à me contacter sur mettreaumondeaunaturel@gmail.com

      Merci

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  6. J ai vécu la même chose que toi en juillet 2014, donnez moi votre adresse mail, on pourrait en parler

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    1. Bonjour, voici mon mail : mettreaumondeaunaturel@gmail.com
      Au plaisir d'échanger ensemble.

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    2. pitchoune3012@hotmail.com, oui j'aimerais bien que l'on en discute, a bientôt

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  7. Bonjour je suis maman de 5 garçons 8ans 3ans et 1an ainsi que mes jumeaux dcd suite à un syndrome transfuseur transfusé mais aussi à leur naissance prématuré en le 8 juin 2014 suite à cette grossesse je tombe enceinte de mon bébé "espoir" c'était une grossesse très angoissante et stressante date prévu le 4 juin pour moi pas concevable qu'il naisse en juin mais pour toutes mes grossesses j'ai jamais été à terme 34 semaines 38 semaines et 25 semaines pour mes jujus donc avec l'équipe médicale vu que bébé espoir est bien au chaud ils décident de me declancher le 1er juin. Nous très content et hâte de voir ce petit bonhomme on y va confiant avec un hôpital de niveau 3 qui se sont occupés de moi pour mes 3 dernière grossesses et la on va vivre en plus de mes jujus encore un drame puisqu'en donnant naissance à notre fils je me sens pas bien et plus rien je me réveille en salle de travail ils étaient 7ou8 autour de moi ils parlaient tous très bas venait me voir toutes les 5min savoir si j'allais bien et regardait mes perfusions de la le chef vient me voir et m'explique que mon acouchement s'est pas très bien passé que bébé va très bien mais que moi c'était pas ça que je perdait énormément de sang et que pour l'instant leur seul solution me transférer à un autre hôpital sur paris qui eux ont une technique pour arrêter les saignements. Malheureusement peut de temps après il revient en disant qu'ils ont pas de place et qu'ils faut m'opérer en urgence car je saignait toujours et qu'il fallait que ça s'arrête à ce moment là je pense à rien sauf à mes loulous j'ai rien vu venir on m'a donc opéré ils ont été obligé de me retirer mon utérus et mon col malgré ça je saignait ils m'ont mis des tampons. J'ai du être réopéré 48h après pour mes les retirer. La seul chose dont je me souvient c'est des infirmières de l'anesthésiste qui m'a pas laissé et ma accompagné tout le temps le chef de service et surtout la douleur j'avais un mal au ventre qui a duré très longtemps. Je suis restée 1semaine en réanimation branché à des machines au début j'étais même intube j'en garde encore de très mauvais souvenir puis 1 semaine en maternité. J'ai su à ce moment là que j'avais fait une ambolie amiothique et que j'avais beaucoup de chance d'être la ma psychologue qui me suivait depuis mes jujus ma dit que c'était injuste de vivre ce que j'ai vécu et que je méritais pas et qu'au vu de ce que les médecins lui avait dit que j'avais une constellation d'étoile au dessus de ma tête moi je lui ai juste répondu 2 petites étoiles depuis je les surnome mes petits anges gardiens �� 2 mois plus tard lors de mon contrôle par le chef de service on a rediscute de mon acouchement il m'a dit que je leur avait tout fait en 1 an que j'avais eu beaucoup de chance car j'avais été beaucoup transfusé car j'ai énormément perdu du sang qu'il voulait me transféré mais que j'étais intransportable et que je serais sûrement dcd dans le trajet qu'il avait envoyé des échantillons à Lyon et que j'avais du liquide amiothique dans mes poumons et que j'étais passe pas loin de la mort il a même rajouté que vu l'état critique dans lequel j'étais j'avais été très sereine très calme et moi je lui ai répondu que j'avais rien vu venir et que mes loulous étaient près de moi aujourd'hui je sais que j'ai énormément de chance d'être vivante mais je vis très mal le dcd de mes bébés et mon accouchement très compliqué j'ai bien mis 1 an à m'en remettre maintenant je sais que j'ai énormément de chance d'être la malheureusement pour moi fini les grossesses mais j essayé de profiter un max suly93@hotmail.com

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