vendredi 18 octobre 2013

Histoires d'Allaitement... témoignage d'Amélie



Dans le cadre de la semaine mondiale de l'allaitement, voici aujourd'hui le témoignage d’Amélie  maman d'une petite fille , qui partage avec nous son "histoire d'allaitement"....


"Je voulais vous parler de l'allaitement. L'allaitement du point de vue de la mère et non de la sage-femme. Comme le disent certains de mes amis : "les mots n'enseignent pas, seuls l'expérience enseigne". Donc je tenais à partager avec vous mon expérience de l'allaitement et tout ce que cela m'a  appris.


Au commencement, ce ne fut pas des plus agréables, je dois bien l'avouer...Et oui, contrairement à ce que j'avais imaginé vivre, j'ai pas mal "déguster" durant les 3 premières semaines (le fameux cap des 3 semaines!!! je sais ce que c'est maintenant).

Elisa est née à la maison, dans une ambiance sereine et pleine d'amour comme nous le voulions. Nous avons fait du peau-à-peau dés sa naissance et elle a tété dés qu'elle a su trouver le sein. Je me souviens encore de ce moment avec beaucoup d'émotions. Je la vois, nue sur ma poitrine, ballottant sa tête à droite et à gauche, reniflant l'odeur délicieuse du lait maternel.

C'est un des plus beaux et des plus émotionnants moments de ma vie.
Je savais que les bébés avaient cette capacité innée de téter, mais le fait de voir son propre enfant trouver le sein, c'est magique! On a d'ailleurs tout filmé!! :)
Elisa n'a pas traîné pour trouver le sein, au bout de quelques minutes je sentais déjà une forte succion sur mon mamelon et entendais le bruit de déglutition qui l'accompagnait. Ça y est elle tétait.




Si je me souviens bien, elle a tété durant 1h30 sur les 2 seins. Puis, elle a dormi durant au moins 10h, pour téter de nouveau les 2 seins durant 30mn. Certains pourront peut-être s'affoler en lisant ceci, mais je vous rappelle qu'un bébé sait se manifester quand il a faim, et que notre seul rôle est d'être attentif à ses signes afin de lui proposer le sein quand il en a envie. Confiance mes amis, CONFIANCE! Votre bébé sait! Cette histoire d'hypoglycémie n'est que pure foutaise!! encore un truc inventé pour inquiéter les parents...

D'ailleurs à ce sujet, vous pourrez lire un super article sur le site de la lech ligue qui s'appelle hypoglycémie et nouveau-né.


Elisa est un bébé goulu qui a une forte succion, ce qui m'a valu de grosses crevasses trés profondes sur les 2 seins. Vous comprenez alors que les premières tétées n'aient pas du tout été agréables. Il m'a fallu une bonne dose de patience et de tenacité pour continuer d'allaiter. Je comprends à présent, les mères que j'ai accompagnées par le passé, et qui ont arrêté d'allaiter car trop douloureux. Je l'avoue, je les ai jugées sans savoir... A ces femmes, je demande pardon.


Mes crevasses étaient tellement profondes que j'ai cru que mes bouts de seins allaient tomber!! Vision d'horreur! Pour les connaisseurs, la première chose qu'on vous dit quand vous avez une crevasse, c'est que le bébé ne prend pas correctement le sein ou que la position lors de l'allaitement n'est pas bonne. Vous imaginez bien que, en tant que sage-femme, ce sont les premières choses que j'ai regardées! J'ai d'ailleurs demandé, à plusieurs reprises, à la sage-femme de vérifier si Elisa prenait correctement le sein et ce dés la 2ème tétée. La prise était correcte et la position aussi.


Apparemment, il s'agirait d'une adaptation normale de mes seins. En effet, j'avais de tous petits mamelons, et comme vous le savez, le bébé doit pour téter correctement, avoir le mamelon tout au fond de sa gorge. Mes mamelons se sont donc adaptés à la succion d'Elisa en se rallongeant. Je vois maintenant comme mes bouts de sein sont gros et longs. Rien à voir avec ceux que j'avais avant!!



Conclusion: j'ai appris que les crevasses peuvent être une phase adaptation afin que nos mamelons aient une forme plus adaptée à la succion du bébé. Trés intéressant!! C'est fou ce que notre corps a comme capacité d'adaptation!! Mais pas évident à vivre comme phase d'adaptation!!



Avant de terminer, je voudrais souligner également le rôle ESSENTIEL du père. Mon mari a été d'une patience et d'un soutien à toute épreuve!! Je l'en remercie encore aujourd'hui car sans cela, il est certain que j'aurais abandonné.



Le mot de la fin: aujourd'hui l'allaitement est un véritable plaisir, des moments de grande tendresse partagée avec ma fille et je me dis que j'ai bien fait de tenir bon les 3 premières semaines. Merci à tous ceux qui m'ont encouragée dans ces moments difficiles, votre soutien a été capital."


Vous pouvez retrouver les aventures de mon amie Amélie sur son blog une sage femme française au Brésil !


Un grand merci à toi , ma douce Amélie pour le partage de ton expérience dans l'intimité...

Lauriane

3 commentaires:

  1. Merci de partager cette expérience. J'ai vécu plus ou moins la même chose au début de l'allaitement. Il est vrai que le démarrage a été très douloureux et les mamelons en ont vu de toutes les couleurs mais une fois la tétée "mise en place", c'est que du bonheur (ou presque) ;-)

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    1. pas souvent simple l'allaitement au début, d'où la nécessité de faire appel à des professionnels et se faire accompagner , pour ne pas s'enfermer dans une solitude au risque de (trop) vite baisser les bras...

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  2. L'allaitement m'a été plus simple grâce aux réunions organisées par un réseau... juste avant la grossesse cela m'a permis de prendre confiance en moi. Je ne regrette pas d'y être allée! j'en connais qui ont allaité malgré une mastite ou du muguet... on relativise! Je ne regrette pas mon choix d'allaiter, maintenant je me dis que beaucoup de femme ratent quelque chose... Je remarque juste que mon fils a du mal à lâcher les têtées! cela me stresse un petit peu pour sa future garde chez la nounou. Autre: parfois les professionnels stressent (ça a été mon cas avec une sage-femme qui voulait "réguler" les tétées.

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