jeudi 5 juin 2014

A ma mère-veilleuse


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Aujourd’hui, on a décidé de parler de la « fête des mères ». Comme ça, en POST-TERME !

Non mais c’est quoi ce machin qu’on a inventé qu’une seule journée par an ? C’est juste un truc de ouf ! ah bon on est maman juste une fois par an ? Et tous les autres jours où on déploie des montagnes d’énergie et d’amour pour ses mômes ? Wow trop bien , merci donc pour cette journée cadeaux où on peut faire tout ce qu’on veut alors ? Où nos chérubins nous font pleins de jolis (ou pas jolis !) cadeaux confectionnés par leurs petites mimimes.

M’enfin, ça serait quand même chouette de nous célébrer plus qu’une fois par an, Vous en pensez quoi vous ? Bon en y réfléchissant bien, c’est quand même pas si con que ça de le faire une seule fois par an. 

On s’explique : dans nos sociétés, soit on se recentre et se ressource avec ses enfants sans avoir besoin d’une seule journée spéciale pour le faire parce qu’on a le choix de choisir aussi SA journée selon ses besoins, ses moments, ses dispos. Soit cette journée est là pour nous rappeler l’essentiel, nous valorisez en tant que mère, mais aussi pour rappeler à nos proches que « coucou on est des mamans qui déchiiiiiiirent »(au moins 1 fois par an !).
A force de vivre à 100 à l’heure, parce qu’on est constamment sous pression, jugées, montrées du doigt,  on en perd l’essentiel. Alors bon ok oui c’est quand même super top d’avoir cette journée « pour nous ».

Pour moi, Vanessa :

Ma fille a sorti cela au milieu du repas de fête des mères à mon mari et ses grands-parents, que « c’est la fête de maman alors on la laisse tranquille, elle a le droit de faire tout ce qu’elle veut et on se chamaille pas avec elle sinon ça va mal aller » ! Euh, elle a que 5 ans ma petite koala mais que ça fais du bien d’entendre ça ! Bon j’avoue que même ce jour là elle a quand même voulu me suivre au chiotte pour me faire la conversation! Le pipi tranquille ce jour là c’était pas encore gagné MAIS ce jour là moi je l’ai apprécié de manière exclusive, dans la douceur, avec humour et préciosité. C’était là aussi MON moment de maman.

Mais la fête des mamans, ça ne veut pas dire « fête » pour toutes les mamans. Il  faut en parler aussi de toute cette culpabilisation autour de cette fête. Et si on l’aime pas cette fête, on a le droit non ? Pour des futures mères, des mères en devenir, s’entendre se répéter cela 20 fois le même jour c’est carrément culpabilisant et dévastateur. C’est un sujet qui est évoqué notamment sur le site de maman blues.

On a vécu cela aussi en tant que maman. J’ai vécu mes 2 premières fêtes des mères comme une contrainte, un jugement des autres parce que je n’éprouvais pas cette joie nécessaire et abusive, voir surjouée face à la société parce que j’étais dans mon devenir de mère et que je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il se passait en moi, que tout cela m’échappait littéralement. Personne à ce moment là n’a su respecter cela. Sauf chez maman blues, merci aux mamans blues. Aujourd’hui, c’est ma 5ème fête des mamans et  là oui je crois que j’ai apprécié chaque seconde de tous ces instants. Dans l’odeur, le temps, les contacts physiques, le partage des mots, le partage du bain, le partage des cadeaux de grand-mère (ma maman à moi) à fille et petite fille.
Ce serait hautain et condescendant que d’affirmer que par rapport aux autres mamans, j’ai encore plus apprécié ma fête de maman. Non je l’ai encore plus savourée à cause de mon histoire de « naissance » de mère, mais aussi au fait que je ne vois ma fille qu’une semaine sur deux.
Alors ce jour là, par toutes ses attentions envers moi, ses petites mains protectrices, ses câlinous, ses bisous volés (ouais c’est une ado précoce !) je me suis sentie de nouveau et encore plus que les autres jours une super mamounette !

Pour moi, Lauriane :

Ma puce, réveillée à l'aube, comme à son habitude, vient dans mon lit pour me faire un gros câlin. Nous avons ce petit rituel de prendre quelques minutes ensemble au réveil, et de passer ce temps à se faire des papouilles, à se regarder dans les yeux, à se caresser le visage, puis vient un petit moment plus fun dans lequel on s'étire avec des petits bruits tout rigolos qui la font s'éclater de rire ... Oh comme j'aime son rire... Très communicatif, il me prend aux tripes et me rempli d'émotions à chaque fois. 
Elle sort de son lit ensuite pour aller chercher mon cadeau... Je la vois arriver toute fière avec un joli poème et une pochette surprise. Et je l'entends me murmurer : 

 "MAMAN

Un bonbon que c'est bon.
Deux bonbons que c'est bon.
Trois bonbon que c'est bon.
Mais ta main sur mon coeur,
C'est encore meilleur !"

 Puis elle me glisse mon deuxième cadeau. Je l'ouvre, et là je découvre un cadre avec un joli coquelicot dessiné à la peinture. Je la remercie fortement, je vois beaucoup de joie dans son regard. On s'enlace fort et là, quel délice d'entendre un "BONNE FETE MAMAN CHERIE" suivi d'un " JE T'AIME FORT FORT FORT, A LA FOLIE, PASSIONNEMENT, POUR TOUJOURS, POUR LA VIE ENTIERE, JE T'AIME" 
La fête des mères, depuis que je suis "mère", je n'ai pas toujours aimé ce jour... Je me suis toujours posé ces questions, à savoir : Naît - on vraiment mère? Mettre au monde un enfant fait - il de nous directement une mère? Quand devient - on mère, à quel moment? Est ce que l'instinct maternel, ce fameux instinct maternel existe t-il réellement? ... J'en parle aussi dans ma description sur le blog (ici) quand je dis :
Suite à une difficulté maternelle rencontrée après la naissance de ma fille, j'ai décidé de créer un blog. Je cherchais un acronyme pour le mot MAMAN, toujours à la recherche de la parfaite définition de ce terme qui nous colle désormais à la peau, à nous, jeunes accouchées et qu'il n'est parfois pas simple de définir et d'accepter... Puis c'est naturellement que" Mettre Au Monde Au Naturel " m'est venu. 
Le chemin fut long, semé d’embûches... Un lien mère/fille très long à se tisser... Mais aujourd'hui notre relation est belle et fusionnelle. Avec le temps j'ai su et j'ai pu me déculpabiliser de tout ce que je pensais avoir fait "subir" à ma fille car je sais maintenant que j'ai fait du mieux que j'ai pu et que j'ai toujours voulu le bonheur de ma fille, peut être en la surprotégeant un peu trop, mais je suis si fière d'avoir grandi à ses côtés et de m'être redécouverte... 

Mais au fait, revenons en à nos moutons ; L’origine de la fête des mères, vous la connaissez vous ? Parce qu’on célèbre un truc mais faudrait bien savoir d’où ça vient aussi !

La fête des mères au temps des Gaulois
La fête des mères remonte au temps d’Astérix, c’est une tradition très ancienne ! Les premiers à avoir instauré une journée consacrée aux mamans sont les Grecs et les Romains, qui organisaient chaque année au printemps une cérémonie en l’honneur de Rhéa et Cybèle, les divinités mères des Dieux.

La fête des mères que l’on connaît
La version moderne de la fête des mères nous vient directement des Etats-Unis. Le second dimanche du mois de mai 1907, au moment du décès de sa maman, une américaine a demandé aux autorités d’instaurer une journée en l’honneur de toutes les mamans du monde le deuxième dimanche de mai. Vœu exaucé ! Les petits américains honorent leur maman le deuxième dimanche de mai depuis plus de 100 ans.

La fête des mamans françaises
Mais en France célébrer les mamans et plus généralement la famille, est une idée de Napoléon. C’est le premier qui a évoqué l’idée d’une fête des mères officielle au printemps en 1806. Au départ, le but était d’honorer les mères de familles nombreuses.


En résumé, la fête des mamans, c’est pas que du chouette pour toutes les mamans et ça se respecte profondément. Pensons aux mamans qui n’ont plus leur mamans. Aux mamans qui souffrent de ne pas se sentir « maman ». Ces mamans là soutenons les aussi, nous ces mamans qui sommes mamans dans notre corps et notre cœur. Soutenons nous toutes aussi ce jour là entre nous. Et pas que au travers de nos enfants, de nos familles.


                                           Une photo de nous avec nos puces adorées ... 



« Quelle étrange et indicible sensation que d’entendre sa fille être appelée “maman”.»
« La filiation, c’est une notion de sentiments plus que de gènes. »
« Le véritable amour d’une mère, c’est d’aider l’enfant à couper le cordon ombilical. »
Jean Gastaldi - Le Petit Livre de maman 

« L’amour d’une maman, c’est la conviction que ses poussins sont des cygnes ; ce qui est la meilleure façon de donner du moral à des enfants qui sont convaincus d’être de vilains petits canards. »
Pam Brown 


Vanessa & Lauriane 


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