lundi 23 décembre 2013

"Ma cicatrice, une empreinte de nos vies": témoignage d'une mère césarisée

Aujourd'hui nous avons envie de partager avec vous le témoignage poignant de Chloé, maman césarisée qui nous parle avec son coeur et en toute intimité de son accouchement et de son ressenti de mère. 

           

Plus jeune, je pensais que les femmes qui accouchaient par césarienne n'était pas des vraies mères. Elle n'avaient pas traversé la douleur initiatique qui donnait droit à l'obtention du statut. Elles échappaient évidemment aux atroces souffrances, cela les rendait moins admirables, moins fortes, moins légitimes et surtout moins courageuses. Ma propre expérience se tenait loin de ce genre de considérations de toute façon, moi qui devais accoucher naturellement sans artifice ni aucune médication, accompagnée de mon ballon et mon bain à remous. La césarienne ça n'était pas pour moi... J'aurai bravé tous les obstacles et relevé les défis les plus périlleux pour devenir mère grâce à un accouchement "traditionnel", un vrai, un difficile.
J'ai élaboré avec minutie notre plan de naissance, mais la page "complications" tenait dans un mouchoir de poche, je l'avais effleuré cette éventualité juste pour dire que les possibilités toutes entières étaient prises en considération, rien ne m'échappe, bien entendu, tout est sous contrôle, mais la césarienne ça n'était pas pour moi...

Il y a plusieurs sortes de césarisées, celles qui la choisissent par confort, ce ne sont pas celles-là que je compte évoquer même si d'un point de vue psychanalytique et sociologique, je pourrai soulever certaines réflexions. Que peut motiver ce genre de décision: la peur d'avoir mal? La perte de contrôle inacceptée? La crainte de voir sortir de son corps si étroit ce petit étranger?

Enceinte, je réalisais pour la première fois l'impossibilité de faire marche arrière. Ce bébé devait sortir,  quel qu'en soit le prix. Dans ma vie toutes les autres décisions étaient jusque là réversibles. Je pouvais rebrousser chemin, changer de trajectoire, m'ajuster ou renoncer et même accélérer si je le désirais, mais là, impossible de se défiler. Cette pensée m'a longtemps hantée, j'ai eu du mal à faire face à cette réalité et encore aujourd'hui je frissonne en me remémorant cet inconfort mal assumé. Quelle sensation gênante de me sentir prise en piège et de clairement devoir lâcher prise. J'ai loué mon corps neuf mois, à cet être impalpable qui aujourd'hui est tout pour moi, mais qui à l'époque me terrorisait et m'incommodait au plus haut point, comme un coloc qu'on n'aurait jamais croisé mais à qui on doit laver la vaisselle et ramasser inlassablement ses chaussettes.

Il y a aussi les césarisées programmées, celles qui savent et se renseignent, se résignent et considèrent les points positifs, pèsent le pour, le contre, comprennent d'où vient ce choix médical éclairé et nécessaire. Il y a le temps pour la communication, la place et l'espace pour les angoisses. Il y a ce nom à apprivoiser, la colère à décanter, et la peur à éloigner en attendant de vivre cet instant planifié.

Et puis, il y a moi et ma césarienne d'urgence, décidée in extremis entre deux contractions insoutenables et une décélération cardiaque. Il n'y a aucun répit, et un seul choix s'impose: foncer pour nous libérer toutes les deux.

Encore aujourd'hui je ne comprends pas ce qui s'est passé. C'est simplement cette cicatrice imposante, boursoufflée et douloureuse qui me rappelle que je n'ai pas rêvé. Cette sensation de vide autour de mon ventre qui me fait douter et croire que je n'ai pas réussi.

Nous étions en grand danger, je le sais, une infirmière m'a assurée que nous serions mortes toutes les deux dans une autre époque, cela panse ma blessure, calme ma peine, console mon deuil. Entre ce que l'on a prévu et ce que l'on traverse réellement il y a un précipice amer, cette césarienne est la plus belle de ces leçons. Nulle n'est à l'abri de vivre un accouchement foncièrement différent de celui fantasmé. Je me rappelle avoir fait mes ongles de pieds d'un rouge très vif pour l'occasion, je me visualisais les regarder lorsque je pousserai. Ils m'aideraient forcément à focaliser un point précis de concentration, tout un symbole, puisque j'avais décidé de me faire belle juste pour elle. Eux me demandèrent de retirer ce vernis superflu, marque de mon extrême organisation: prête jusqu'à la pointe des pieds. En salle d'opération mes plans ne pesaient pas lourds, ma pédicure parfaite gênait leurs protocoles.

Tout s'est très bien passé d'un point de vue médical, exceptés ces produits d'une virulence à tout rompre, qui font vomir et tourner la tête, sans jamais être informée du déroulement des étapes. Un étouffement frénétique aussi, puisque l'anesthésie monte si haut qu'on ne sent plus ses poumons se remplir. Pas de place à l'imprécision et au bavardage. Je ne connaissais pas le scénario de ce film improbable, je n'avais pas révisé pour cet examen, je récitais un poème lu une fois. Quelle détresse j'ai ressenti, devoir me laisser guider et diriger dans un moment si fondamental et intime alors que j'avais pourtant mis en place les mécanismes les plus rigoureux qui me permettaient justement d'être proche de mon corps, ses sensations et mon authenticité.
Avec le recul je sais que la rapidité des soins, les gestes précis et hâtifs révélaient l'urgence de l'intervention. On l'a échappée belle !!

Mon plan de naissance devenait l'antithèse malheureuse de mon vécu. Je voulais un cordon coupé quand il ne battrait plus, je ne voulais pas de vitamine K, ni de lumière aveuglante, un personnel réduit et sécurisant était prévu. Je voulais l'accueillir moi même, la faire glisser sur mon ventre plein d'amour pour sa première tétée ce qui aurait aidé le placenta à descendre. J'espérais la protéger et avoir un rôle actif dans ces moments particuliers, ces moments qui nous appartenaient. J'étais si documentée, infaillible sur le sujet. La théorie était ma meilleure amie.
Mais, je me suis retrouvée anesthésiée et hagarde, diminuée et fragile. Je n'arrivais pas à m'arrêter de pleurer, d'ailleurs tout ce que je sentais encore de ce corps endolori et traumatisé par plus de 14 heures des violences barbares, étaient mes larmes chaudes et mouillées, c'était doux et agréable cette sensation qui me rappelait que j'étais en vie. Ma chair lourde et inerte ne répondait plus, ma tête droguée par mille potions et ma fille entre les mains stériles et caoutchoutées de médecins expérimentés qui avaient oublié mon nom. Voilà ce qu'a été la naissance de ma Nounou.

Plusieurs évènements peuvent être traumatiques lorsqu'il y a césarienne. L'intervention en elle même, mais aussi la naissance en général. Je l'ai entendue crier, mais je ne pouvais ni la voir ni la toucher. Je pense que les anesthésiants m'ont aidés à ne pas me poser trop de questions et ne pas perdre la tête. Je l'ai entrevue, manipulée par les autres, aveuglée par ces affreux néons et abasourdie par les bruits mécaniques de la salle d'opération. Notre plan de naissance par chance mentionnait que son papa, mon amoureux, notre soutien irremplaçable ne la quitterait pas pendant les soins. Il l'accompagnerait et veillerait sur elle. Cela a été un appui extraordinaire de pouvoir lui passer le flambeau en toute confiance. Il a été mes bras, ma tendresse, ma voix, mes émotions, et même ma mémoire jusqu'à mon arrivée où je les ai trouvé lovés en peau à peau. Quel réconfort, quelle sérénité. Un moment suspendu...

L'équipe a été parfaite et je n'ai aucun reproche à formuler, mais pourtant je souffre encore de cet événement douloureux et de ce sentiment d'inachevé. Le plus éprouvant encore aujourd'hui, reste la mauvaise manie de croire que ma fille pourrait avoir des empruntes psychologiques de cette naissance particulière. Elle était coincée dans ce ventre devenu dangereux pour elle, elle a fini par se retourner pensant se tromper de chemin. C'est si émouvant. Quels stigmates peuvent en résulter? Et si elle perdait confiance en s'imaginant que la volonté ne sert à rien, que l'échec est inévitable et systématique? Je veux qu'elle sache et je lui raconte que nous avons fait tout ce que nous pouvions toutes les deux, tout d'abord en essayant très fort naturellement, puis en nous soulageant avec quelques médicaments, pourtant si redoutés et pour finir nous avons été pris en charge par ceux qui savaient que malgré notre obstination, le dénouement ne porterait qu'un nom. 
Lorsque je me répète que ce sont des raisons physiologiques qui ont entraîné cette sentence déterminante, je suis un peu rassurée, mais pourtant l'aspect psychologique me rattrape toujours. Qu'est ce qui a fait que je n'ai pas pu accoucher par les voies naturelles? Un secret enfouit quelque part, un tabou, une angoisse trop profondément ancrée, une sexualité torturée, la terrible peur qu'on nous passe à travers, l'évidence de devenir femme, puis mère? Je cherche encore mais je n'en sais pas plus au fond.

Je constate que notre société nous évoque peu, nous, les césarisées, on néglige nos maux parce qu'on imagine que nos souffrance physiques étaient moins fortes. La césarienne fait référence à celle qui contourne, qui échappe, qui triche en déjouant dame nature et qui pipe les dés. Il y a beaucoup de documentation médicale pointue, mais peu de récits et témoignages exposés, l'aspect émotionnel n'est que peu considéré. Pourtant nous sommes arrachées à nos bébés, dans l'urgence et le non-dit. Nous sommes dépossédées de nos corps et rongées par une culpabilité indescriptible. Il m'est arrivé plusieurs fois dans des groupes de parole, d'être écoutée à moitié lorsque c'était le tour de mon histoire. C'est inconscient bien sûr et pour l'avoir pensé moi-même avant, je comprends ce désintérêt, mais cela nous isole et nous condamne à minimiser nos peines.

Il y a souvent des notions de clans entre les mamans et bien il existe aussi le clan des césarisées et celui des accouchées par voie basse. Je me rappelle très bien de ce moment où au cours de yoga la prof demanda à toutes de faire un exercice sur le ventre pour détendre je ne sais quelle partie du corps, et pourtant sachant que j'avais une balafre de 12 agrafes en cicatrisation ne me proposa même pas un exercice alternatif, c'est ce genre de comportement qui scinde encore un peu plus les groupes. Il y a même des sous groupes dans les groupes, puisque je serai la première à m'interpeller lorsque certaines choisissent délibérément cette pratique qui pour moi était la dernière possibilité de tous les scénarios catastrophes.

Après plus de 11 mois, ma cicatrice guérit lentement, je la sens et une zone large autour est encore complètement endormie, comme si elle était morte, je ne sais pas si je retrouverai un jour les sensations d'avant. Cette épreuve a de grands points positifs pourtant, j'ai eu la chance de rencontrer des personnes fabuleuses qui ont su trouver des mots très réparateurs: "C'est toi qui l'a mise au monde, uniquement toi". "C'est une magnifique idée de vouloir sortir par la porte patio, parce que sur les terrasses il y a de la place, de la lumière et il y fait bon vivre". 


Et surtout, je me réjouis d'avoir la chance de voir chaque jour l'endroit d'où ma fille est littéralement sortie. Je tente de caresser ce territoire pudique et incertain,  je le convaincs que nous n'avons pas échoué mais donné la vie. Cette cicatrice me rappelle qu'il y a mille façons de naitre mais ce qui compte est ce qu'on fait avec. J'ai décidé d'être positive et de faire la paix, finalement.
La naissance de ma Nounou a été un moment décisif et marquant très différent de celui que j'avais imaginé mais cette naissance me réconcilie avec le lâcher prise. De toutes mes forces j'ai essayé de garder ma volonté, mon optimisme et ma ténacité pour les transmettre à ma fille et en faire des valeurs essentielles.

Je vous confie aujourd'hui,  18 mois après tout ce chemin parcouru, que je me sens guérie, physiquement mais aussi mentalement et sentimentalement de ma césarienne.

Je sais qu'elle a fait de moi la maman que je suis, et qu'elle m'a menée jusqu'aux chemins que j'emprunte depuis quelque temps, elle influence ma maternité sur bien des aspects... Alors cette cicatrice je la chéris et apprends à l'aimer...Je trouve important de mentionner que les deuils guérissent. Pour certaines mères cela parait impossible ou insurmontable alors j'aime l'idée de les rassurer, de vous rassurer vous chères mères césarisées souvent perdues après la naissance de vos enfants.

Cette épreuve a définitivement changé ma vie. J'ai même décidé d'écrire un autre récit de la naissance de ma Nounou.


Un grand merci à Chloé qui nous a fait confiance et nous a donné son accord pour partager son témoignage, que vous pouvez retrouver sur sa page facebook "Péri-Natalité, la particule de ma nouvelle vie".


source photos© Eric Payette's


Affectueusement, 

Vaness&Lo


vendredi 13 décembre 2013

Qu'est ce qu'une doula peut faire lors d'une naissance ?

Bon nombre de personnes se demandent encore ce qu'est une doula et plus précisément quel est son rôle... 

Brève définition ... 

Doula est un mot qui vient du grec ancien et qui signifie esclave, une domestique qui s’occupait des tâches de la maison et en particulier des soins de sa maîtresse : sa beauté, sa santé, les soins, et naturellement la grossesse et l’accouchement. 
Aujourd'hui une doula est une femme qui accompagne une femme enceinte pendant sa grossesse et après son accouchement. Elle accompagne la démarche des parents dans la recherche d’information et dans leurs décisions. Elle les soutient moralement, en créant un environnement rassurant, en les encourageant ou en s’effaçant pour être présente, tout simplement...Elle peut leur proposer, suivant les désirs qu’ils ont exprimés, d’être actifs pendant le travail : marcher, changer de positions ,l’utilisation de bouillottes, bains...La doula peut aussi faciliter la communication avec l’équipe médicale. Après la naissance,  la doula continue son accompagnement pour aider la mère, le père à prendre confiance dans leurs capacités à prendre soin du nouveau-né, à trouver des solutions pratiques, pour l’allaitement...


Quel est son rôle lors d'un accouchement ? 

Pour y répondre, on vous propose cette série de photos où l'on voit Jessica Austin,  une doula qui exerce à Vancouver (Canada),  qui partage son expérience sur son site "birth takes a village" , et on  a trouvé fort intéressant de la retranscrire ici. 

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Si vous prévoyez un accouchement dans l'eau, la doula pourra se charger de remplir votre baignoire ou une petite piscine ...



Si vous avez un accouchement à l'hôpital, une doula peut vous aider sur le passage de la maison à l'hôpital. Une doula peut vous facilitez la tâche à accomplir, vous aidez à vous sentir plus à l'aise et soutenue à la maison, vous soutenir dans le trajet en voiture, et  s'assurer que vous savez où aller et quoi faire en arrivant à l'hôpital. 

Vancouver Doula, Jessica Austin

Une doula peut travailler  avec votre partenaire, pour vous aidez à vous sentir à l'aise. Ils se relayent et sont au petit soin pour vous. Beaucoup d'amour s'en dégage, un cocon se crée ainsi qu'un sentiment de sécurité.



Une doula est présente à tout moment pour la future mère...Elle peut essuyer votre front,  vous donner à boire, vous rappeler d'avoir une bonne respiration...



Une doula peut aider votre partenaire à se sentir plus confiant.... Se sentir à l'aise dans la salle de naissance est souvent plus facile pour les papas s'il ya une doula présente. 



Une doula vous soutiendra dans des positions souvent inattendues ...



Une doula vous soutiendra avec des mots d'encouragement et par sa présence... 



Une doula peut être là aussi pour partager un moment de détente et regarder la télévision avec vous, tout en se faisant discrète ... 



Une doula peut s'improviser photographe pour immortaliser votre accouchement.. Elle permettra au papa de profiter de l'instant et d'être présent sur les photos.  Capturer des moments incroyables pour en faire de merveilleux souvenirs de naissance.


Une doula peut vous guider dans votre premier moment d'allaitement maternel... Elle peut vous aider à vous sentir confiante et confortable lors de votre première mise au sein.



Une doula partage vos émotions...



Une doula sait se mettre en retrait quand il est nécessaire , et vous laisse profiter de ces instants vraiment merveilleux dans l'intimité ...




A rappeler :

 → une doula se doit de respecter le  secret professionnel,

→  l'accompagnement n’est ni médical ni thérapeutique ,

 → seuls les parents qui ont mis en place un suivi médical pourront être suivis  

→ l''accompagnement se fait dans le respect des choix des parents et sans aucune discrimination.


Et vous avez vous fait, ou feriez vous appel à une doula? 



sources: 



Vaness&Lo


jeudi 5 décembre 2013

Cérémonie de Renaissance... késako?


HERBAL REBIRTH CEREMONY


La cérémonie du bain qui suit a été organisé par Nicole, une doula qui a accompagné Tirren et Steve qui souhaitaient un accouchement à domicile, naturel pour l'arrivée de leurs enfants. Mais en raison d'un placenta preavia, Tirren a du accoucher par césarienne à 32 semaines et 6 jours. Deux magnifiques petites jumelles Sharlie et Cora ont vu le jour. 
De retour à la maison, Tirren a voulu célébrer avec l'aide de sa doula une cérémonie de renaissance afin de vivre l'accouchement qu'elle aurait aimé avoir, celui d'accoucher chez elle, dans sa salle de bain. Un bain aux plantes médicinales et aux pétales de fleurs est préparé, des bougies sont posées autour de la baignoire, de la musique douce permet une ambiance apaisante... 
Tirren positionne ses filles sur ses jambes, mettant leurs petits corps dans l'eau et là, la magie opère. Une renaissance pour cette maman qui n'a pas vécu l'accouchement qu'elle désirait, et ce doux et précieux délice de pouvoir faire du peau à peau avec ces jumelles. Vivre, Revivre un accouchement rêvé. Une guérison qui permet d'être actrice de son propre accouchement, comme si Tirren venait à nouveau d'accoucher de ses filles dans l'eau.
Une très belle cérémonie, pleine d'émotions. Il y avait des larmes dans tous les yeux des personnes présentes dans la salle, et tout le monde a été surpris d'entendre Sharlie et Cora pleurer un cri de nouveau né,symbole de renaissance.... 

Les photos parlent d'elles mêmes ...  










Je suis extrêmement touchée par ce témoignage, par cette Renaissance, par ces clichés et par la beauté de cette maman comblée.... 




Lauriane



mardi 3 décembre 2013

Manger son placenta... pourquoi pas? Témoignage d'Amélie


Pour ma part, j'ai osé le faire. BEURK! certains diront. Je vous assure que ça n'a aucun goût et que ce n'est pas plus dégoûtant que de manger du poulpe ou un escargot…(si on y pense bien).


Bon c'est vrai que ce n'est pas très appétissant. L'astuce c'est de le poser au fond de la gorge et de l'avaler avec un grand verre d'eau (comme un médoc). J'ai senti un léger goût de fer dû au sang qu'il y avait dessus (même après l'avoir lavé,) mais rien de bien affreux. Ça t'es bien arrivé de te couper en cuisinant et de lécher le sang pour le retirer? ben c'est pareil!. 
Pour les plus sensibles, vous pouvez mettre un peu de shoyu (sauce soja)  sur votre bout de placenta pour faire passer le goût du sang.

Attention les amis! Souvent quand je parle de manger le placenta, les gens imaginent déjà un scénario pire que dans certains films d'horreur: moi dévorant le placenta à peine sorti de mon utérus et du sang dégoulinant du coin de ma bouche. Voyons! nous ne sommes pas des bêtes sauvages! hum…quoi que…(mais c'est un autre débat).
Non, nous pouvons faire cela de manière civilisée, comme je l'ai suggéré plus haut.

Pourquoi manger son placenta, me direz vous?
Et bien tout simplement pour en retirer un maximum de bénéf'!! 
Comme quoi par exemple?
Pour moi ce fut: 
- une montée de lait fabuleuse ainsi qu'une production lait parfaite (je n'ai jamais ressenti de baisse de lait, Elisa a toujours eu ce dont elle avait besoin).
- une bonne récupération (post accouchement à domicile).
- et pas de chute de cheveux!! et oui la fameuse chute de cheveux due à une baisse normale des hormones et bien oui mesdames vous pouvez l'éviter…j'en vois déjà quelques unes qui se demandent si elles ne vont pas manger un bout de leur placenta la prochaine fois… ;)



Et puis si on n'y pense bien nous sommes les seuls mammifères à ne pas manger notre placenta. 


"TOUTES LES MAMMIFÈRES MANGENT LEUR PLACENTA... SAUF LES FEMMES"



Pourquoi donc la nature a-t-elle programmé tous les mammifères à cette sorte de rituel qui consiste à avaler une partie de leur placenta après avoir mis bas ? La seule évidence est que ce soit le meilleur moyen pour récupérer rapidement des forces après l’énorme travail de l’accouchement. Alors pourquoi la femelle de l’humain serait-elle la seule exception à la règle ? Ne serait-ce pas un oubli (volontaire) de la médecine ?
Pourtant lorsque l’on fouille un peu dans les archives du passé des diverses civilisations, l’on peut découvrir que par exemple aux Indes, depuis des millénaires, il est d’usage de récupérer le placenta des nouvelles accouchées afin de le calciner (méthode spagyrique). La cendre obtenue est utilisée pour restaurer les forces de la mère, et une partie est précieusement mise de côté pour servir éventuellement au bébé en cas de maladie grave. 
Plus proche de nous, il a été d’usage entre les deux guerres d’utiliser la voie homéopathique pour consommer « élégamment » le placenta.
Ce procédé fonctionne merveilleusement bien, autant pour la récupération rapide de l’accouchée que pour le soutien efficace du bébé en cas de maladies infectieuses graves (toxicose, méningite, attaques virales...).
Et puis le monopole dictatorial de l’industrie pharmaco-chimique d’après-guerre a rayé de la carte tout ce qui pouvait entraver le développement du chiffre d’affaires des antibiotiques. Ainsi, les voies autorisées avancent qu’aucune étude officielle n’a confirmé les effets prétendus – bien-sûr puisqu’on s’est bien gardé de les vérifier. Et pourtant, les analyses définissent le placenta comme un trésor de précieuses hormones et de vitamines." Comme nous l'explique si bien Michel Dogna.

Pour une meilleure conservation de votre placenta et donc pour pouvoir l'utiliser à long terme,vous pouvez fabriquer ou faire fabriquer votre propre tinture mère (ou iso-placenta). 

Pour en savoir plus : répertoire d’HOMEOPATHIE COURANTE par soi-même (éd. Guy Trédaniel), où il explique comment faire soi-même son iso placenta dynamisé en gouttes ou encore en allant sur le profil Facebook d'Alexandre Imbert .

Comment et quand l'utiliser? me demanderez-vous.
Et quels en sont les bénéfices?

Toujours d’après le très bon article de Michel Dogna dans Alternative Santé:


Les bénéfices pour la maman ?


"L'Iso-placenta :
  • Aide à récupérer immédiatement force et vitalité après l’énorme travail de l’accouchement.
  • Permet une remise en place rapide des organes.
  • Contribue à bien mettre en place la lactation adaptée.
  • Permet d’éviter les engorgements et les lymphangites.
  • Relance la lactation si celle-ci a diminué ou si elle a été interrompue de manière forcée.
  • Permet d’éviter la dépression post-partum (baby-blues).
  • Prévient le vieillissement cellulaire qui fait souvent suite à l’accouchement dans les mois qui suivent.
  • Atténue la chute de cheveux courante après l’accouchement.
  • Permet de drainer les intoxications dues à l’utilisation de la péridurale ou des ocytocine.
Conseils d’utilisation : 20 à 30 gouttes 2 à 3 fois par jour selon les besoins. On l’utilise généralement pendant les 40 jours qui suivent la naissance, et d’une manière générale pendant toute la durée de l’allaitement."


Les bénéfices pour le bébé ?


L’iso-placenta peut-être utilisé pour toutes les maladies virales, maladies infantiles,  tous problèmes en lien avec une baisse des défenses immunitaires ainsi que pour des maladies chroniques résistant aux traitements classiques.Donnée dès les premiers symptômes, cette préparation permet de juguler rapidement les maladies courantes et potentialise puissamment les traitements des maladies lourdes.

Ainsi, on pourra l’utiliser avec bonheur dans les cas de :
  • Gastro-entérite
  • Bronchiolite
  • Otite
  • Méningite
  • Maladies virales
  • Maladies infantiles : varicelle, rougeole, rubéole, oreillons, coqueluche,scarlatine
  • Toxicose
  • Forte fièvre
  • Forte bronchite
  • Otite – mastoïdite
  • Et tous problèmes de baisse de défenses immunitaires ou de maladies chroniques résistants aux traitements classiques."
Michel Dogna nous dit aussi avoir personnellement utilisé avec un succès inégalé l’iso-placenta sur toutes les pathologies ci-dessus, y compris sur ses propres petits enfants. Lorsque le bébé est né sous péridurale, les séquelles courantes sont :
  • régurgitations,
  • nervosité, sursauts sans raison,
  • pleurs fréquents.
Il convient d'effectuer une cure de désintoxication dès sa naissance à raison de 10 gouttes 2 fois par jour pendant 15 jours.
Utilisable jusqu’aux 12 ans de l’enfant, cette préparation l’accompagnera durant toute sa croissance.

Conseils d’utilisation 
     
De la naissance à 18 mois : 10 gouttes 2 à 3 fois par jour
Après 18 mois : 20 gouttes 2 à 3 fois par jour

Dans les cas sérieux, l’iso peut être administrée toutes les 2 ou 3 heures (forte fièvre, gastro…)"



Mon placenta est dans le freezer et attend d'être transformé en tinture-mère. Je dois prochainement le faire avec la "parteira tradicional" (sage-femme traditionnelle du Brésil) qui a accompagné mon accouchement. Dés que j'en aurai fait l'usage, je partagerai avec vous les bénéfices que j'aurai constaté.

Et vous? vous en mangeriez du placenta? Pour celles qui l'ont peut-être déjà fait, quelle a été votre expérience?


c'est joli, vous ne trouvez pas? 
On dirait un arbre, un arbre de vie ... 


Un grand merci à mon amie Amélie qui nous a autorisé à partager son expérience. Vous pouvez retrouver ses aventures passionnantes  de sage femme française au Brésil sur son blog ici ! 




mardi 26 novembre 2013

Période probable d'accouchement... késako?



Vous êtes enceinte, et vous vous demander à quel moment vous allez accoucher?
Pas de panique, vous avez 70 % de chances d'accoucher dans une période de 3 semaines autour de la DPA (date présumée d'accouchement), appelée aussi période probable d'accouchement comprise  entre  - 14 jours  et + 7 jours par rapport à la DPA. 
Le Ciane avec la Haute autorité de santé, le Collège national des gynécologues obstétriciens, le Collège national des sages-femmes ont travaillé ensemble afin de mettre en place cette fiche patiente  informative qui explique très bien ce qu'accoucher à terme signifie.

Il est bon de rappeler qu'il est possible d'accoucher après le jour J et en dehors de la période probable d'accouchement et que 3 accouchements sur 10 ont lieu en dehors de cette période !




7 femmes sur 10 accouchent dans cette période, et vous? 


lundi 25 novembre 2013

Bébé coiffé, késako?


source

Un bébé né coiffé est un bébé qui naît avec la poche de liquide amniotique (appelé aussi chorion) non rompue, ni artificiellement, ni naturellement ! Le nouveau né peut être entièrement recroquevillé à l’intérieur de cette membrane, ou juste une partie de son corps, comme souvent la tête. 

Naître coiffé, selon des légendes du Moyen Age , porterait bonheur à l'enfant qui naît, et le protégerait des noyades dans sa vie à venir... et "la coiffe" était souvent serrée dans du papier et conservée comme héritage pour l'enfant.

La membrane de la poche des eaux non percée, véritable enveloppe  de protection contre le risque d'infections,  limiterait aussi les pressions que bébé pourrait ressentir ainsi que les contractions.


Voici quelques photos de bébés nés coiffés ... INCROYABLE ...

jode3m:

How amazing… Baby birthed in the caul!
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Baby_in_sack
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Pour ceux et celles qui souhaitent voir des vidéos sur la naissance d'un bébé coiffé,  Tapez "caul birth" ou "baby caul" sur votre moteur de recherche ou sur youtube...



jeudi 14 novembre 2013

Katie m. Berggren .... une artiste peintre à découvrir

Aujourd'hui on avait envie de partager avec vous le magnifique travail d'une artiste peintre, Katie m. Berggren qui capture la magnificence des relations  que vous partagez avec vos enfants et votre famille.


Elle peint des moments intimes qui débordent de votre coeur, mais qui  sont passagers dans le moment physique. Le but de son travail  est de saisir ces flashs de vie, ces souffles et créer des peintures honnêtes, émotionnelles et stylisées qui permettent aux mères de savourer la magie de ces moments.

Voici un aperçu de son travail en vidéo  ....


N'hésiter pas à aller aussi sur sa chaîne youtube pour découvrir d'autres vidéos sur son travail ...

Voici quelques unes de ces peintures, toujours autour du thème de la périnatalité, de la grossesse,  de l'allaitement, du portage ,du maternage proximal, de relation relation fusionnelle et protectrice du parent avec son enfant mais dans une fratrie... 
















Nous sommes très sensibles et beaucoup touchées par les émotions qu'émanent de ces sublimes toiles ... De purs instants de partage d'amour dans l'intime, reflets de moments vécus par des familles, capturés et retranscrits par Katie en peinture.

Si vous souhaitez en savoir davantage sur cette artiste, rendez-vous sur son site mais aussi sur sa page facebook  ....

Belle journée, 

Vaness&Lo